26.11.2006

ça pue la fin II

Une note par mois, je tiens un bon rythme. Là, tout est à l'arrache. La qualité de la note s'en ressent. Pardon à tous. Et j'emmerde le Contre-Blog au passage.

Je raconte tout ce qui s'est passé depuis, ouh, longtemps. Tournoi de hand en Australie après le seul partiel de mon semestre. C'est parti, c'était le 25 octobre.

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Direction Melbourne l'aprem' de mon exam. J'y ai profité quelques jours et quelques nuits de la ville, une cité vraiment sympa. Vraiment très cool. Je sais pas comment décrire.

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 J'y ai aussi vu Chloé, de ScPo, qui m'a gentiment logé. En tous cas, vraiment très sympa.

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Tournoi de hand accessoirement, dans la campagne de la région. Sympa aussi en dépit du niveau très faible de l'équipe dans laquelle je jouais. Passons.

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Retour à Chc pour quelques jours, les derniers dans mon flat. Petit road-trip sur la West-Coast de l'île du Sud. Magique, unique. Indescriptible. La NZ est unique pour ça. J'arrive pas à décrire.

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Je bosse un mon dernier week-end en ville. Petit pincement au coeur pour ce job que j'aimais bien aussi. Unique aussi pour le coup. J'étais dans mon élément. Chez moi, sur mon vélo, à faire mon travail, j'appartenais au décor. Au monde de la nuit de Chc. ça fait quelque chose...

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Preparatifs pour le cycle-trip dans l'île de Nord. On met 3 jours à décoller. Mais on finit par partir.

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Je voyage avec Louis, un iepien de 3e année, avec qui on s'entend bien depuis qu'il est arrivé à Chc. On se connaissait pas du tout avant. C'est assez marrant. Un mec sympa, avec qui je partage pas mal de trucs.

On a fait une semaine de vélo, et finalement le mauvais temps nous a écourté la balade. On a finit notre trajet entre Wellington et Auckland en caisse. On a réussi à voir pas mal de trucs, c'était vraiment très bon.

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Et puis, voyager, c'est toujours aussi cool. Evidemment, des tas de trucs à l'arrache. La tente, le réchaud, des pâtes, et on a survécu économiquement... Et après, on a dormi dans la voiture tout le temps. On a rencontré pas mal de monde, que ce soit sur le chemin, ou à Auckland.

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Entre autre, le meilleur moment, ça a été quand un soir, on était mort, trop de vent, de la pluie, on cherche un endroit pour dormir, on demande de l'eau dans une ferme, et ils nous disent de rester pour la nuit. On est resté deux nuits et une journée entière à l'arrivée à cause de la tempête du lendemain. On a vu le premier test-match Fr-Nz chez eux. 47-3, ça a été dur, surtout pour moi, mais bon. On leur a fait des crêpes. C'était énorme, on est passé les revoir au retour. Tellement bon ce genre de rencontre. Fort.

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Et puis après avoir fini notre trip en voiture, louée, négociée âprement pour 3 jours, et à ramener à Auckland, via Taupo, Rotorua et Coromandel Peninsula, on a attéri dans un flat énormissime.

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Je text deux jours avant un pote français rencontré par le hand, entre parenthèses, grandissant en Nz. Il me dit, no probs, tu viens quand tu veux, je squatte chez un ami, on vous reçoit, y'a pas souci. Et nous voilà à squatter à notre tour pour 3 jours. Le français du flat’ venait d’arriver en Nz depuis peu de temps… Un flat peuplé de 4 charmantes kiwies, danseuses de formation. Toutes plus adorables avec les petits frenchies que nous sommes. On a passé de très bons moments. Petites soirées, grosses soirées, le programme a été chargé.

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Puis, le retour sur Christchurch. On retraverse North Island en deux jours. Wellington sous le soleil cette fois-ci. Le ferry, Picton, notre voiture qui nous attends là où on l’a lâchement laissé deux semaines avant. Et nous voilà à la maison.

Squattage chez mes former flatmates. Que de bonheur de passer ces dernier jours entre amis. Gros week-end encore.

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Là, on est dimanche soir. J’ai dix mille heures de sommeil à rattraper. J’ai pas vue le temps passer. Je ne réalise pas où j’en suis, ce qu’il se passe. Je prends l’avion pour Sydney demain. Je quitte la NZ. Je vais y retourner un jour. En attendant, à moi l’Inde samedi prochain.

Et le 22 décembre, retour en France. Préparez-vous tous. Ou pas !

Je fonce pour ce dernier mois. Ne pas regarder derrière. Que du bonheur de passé. Et autant à venir. Je serais bien resté. L’iep m’appelle. Salaud. Au moins, en rentrant, ça veut dire qu’il va falloir que je revienne un jour. D’ailleurs, j’ai laissé un carton de trucs que je
ne veux pas jeter, rien que pour ça, faut que je reviens. Mettons 2011, pour la Coupe du Monde, ça peut être très bon.

J’essaye de vous tenir au courant pour la suite, si je peux trouver des cyber sur mon chemin.

Allez, dodo.

PS : pas de temps et pas de connexion suffisante pour les photos. Je ferais ça en post-mortem pour le blog, de retour en France. Pardon.

11.10.2006

ça pue la fin

Faut que je l'avoue, la fin est proche. C'est un ressenti personnel que j'ai déjà partagé avec ceux d'entre vous qui me lisez quand je prends le temps de lâcher une note

Devant la cabale, justifiée, qui se fomente tout doucement face à mon manque de réactivité à faire vivre mon blog, je me suis pris par la main. Il est plus de 5h du mat'. En dépit d'une dissert' sur Othello de William Secouelespoires (private joke à ceux qui connaissent Brett) à rendre pour vendredi 4.30 PM, je me suis attelé à ce dur labeur. Les albums sont à jour, donc. Je suis, une nouvelle fois assez fier de moi.Cela dit, je dois reconnaître que j'arriverai difficilement à vous livrer des notes aussi palpitantes en narration qu'à mes débuts. Vous m'en voulez ? Moi aussi. Mais le temps presse. Je privilégie les photos. ça prend du temps. Et ça pue la fin.

Je ne sais combien de notes je vous pouvoir encore vous gratifier avant mon départ. De toute façon, j'ai globalement tenu un rythme d'une par mois. En soi, c'est pas si mal que ça non ? Au moins, j'avais des trucs à vous raconter.

Allons-y vite fait pour les derniers évènements. Je fais court, j'ai sommeil.

French Party

Grosse teuf au flat fin septembre. Très sympa, l'occasion de voir pas mal d'amis, de rencontrer des tas de gens. ça fait plaisir de remplir sa maison comme ça. ça faisait longtemps que j'avais pas fait la fête. Peut-être que c'est pour ça qu'il y a eu un verre de chartreuse de trop. Rien de bien méchant, rassurez-vous. En tous cas, vraiment sympa cette soirée chez nous. 

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Soirée à thème par ailleurs. Adeptes des bonnets, comme certains clichés ont pu par le passé le souligner, il était tout naturel de proposer un à nos convives d'arriver tête couverte. Thème plutôt bien suivi ma foi.

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Nouméa

Vous le savez, pour ceux qui ont suivi les épisodes précédents (pas très dur vous me direz... je vous entends déjà MonSautel, Gros, et Grossamèle), je fais du hand en NZ. A Wellington, il m'a été proposé de me joindre au club d'Auckland pour disputer la Ligue des Champions de Nouvelle-Calédonie. Ni une ni deux, j'ai dit banco.

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A coups de pédales sur mon vélo-taxi, j'ai payé mon billet d'avion.

Et du 24 septembre au 3 octobre dernier, j'ai pu apprécier les délices du climat des tropiques, au sortir d'un hiver bien long chez les kiwis. Que du bonheur. La plage, le soleil, la chaleur... et le hand ! Vraiment très bon.

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A l'arrivée, une super compèt' que l'on joue sans remplaçant, avec une équipe faite de bric et broc, mais avec un coeur gros comme ça. 4e sur 8.

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Défaite pour le match pour la troisième place, en prolongations. Dommage. On fera mieux la prochaine fois. Beaucoup de choses à dire sur l'ambiance de ce tournoi où les rencontres avec les Tathitiens, les Calédoniens ou encore les Wallissiens ont vraiment été énormissimes.

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Pleins de souvenirs, des échanges de maillots, de colliers de coquillages, quelques pains pendant les matchs... Du sport quoi.

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Aaaaaaaaaah, j'oubliais, le meilleur ou presque. Le haka. En temps qu'équipe de Nouvelle-Zélande, il nous a été demandé de faire le haka. 4 français, un allemand, un norvégien, un suédois et un seul kiwi. Enorme aussi ça. 

On l'a donc appris.

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On l'a fait.

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La suite, c'est à Melbourne dans deux semaines. Je joue avec Wellington cette fois-ci. Vive le hand en Océanie !

 

Allez,  j'ai fait le tour. Y'as des tas de nouvelles photos partout, à vous de les trouver, de les commenter.

Bisous à tous. Faut que je bosse ! Raaah, je sais plus faire.

PS : pleins de voyges en perspective aussi...

 

 

 

03.09.2006

Photos II

Merde, merde, merde !

On est en septembre. C'est fou. Je pars dans... allez, 3 mois. Moins que ça même. C'est affreux le temps qui passe. Beaucoup de projets toujours. Des billets d'avion à payer. Une binairité enflante. Je suis incorrigible. Peut-être qu'avant la fin de mon séjour, vous aurez des nouvelles du mois de mai...

En attendant, voici quelques albums photos. Y'en a un qui est plutôt complet. Les autres, vraiment très vite, je les remplis. Promis.

Et en résumé, ce qui va venir, ou pas, incessament sous peu :

- avant tout, le pouce cassé, quelques photos, dont une off... si vous êtes gentils. Ca date du 24 mai,  ça ne vaut plus le coup que je revienne dessus... même si ma binaire attitude m'interdit habituellement de sauter des pages. Ma psycho-rigidité en prend un coup. Mais en gros ce pouce cassé par un taxi qui ne m'a pas vu sur mon vélo m'a valu deux mois de limitation sportive insupportable. Et un passage sur le billard. Limitation d'activité en général. D'où un mois de juin bien creux, avec seulement les exams, les vacances et la Coupe du Monde pour réjouissances.

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Mais bon, tout va mieux maintenant ! It's ok ! (spéciale dédicace à mon Pierrot Lyonnais). Je vous évite, soit dit en passant, un potentielle note que j'aurais intitulée le Boulet de Loué II si je l'avais écrite en temps et en heure. Et le Boulet de Loué III est à venir, cf tournoi de hand. Vous comprendrez plus tard. 

- le trouvage de travail fin juillet ; comme certains le savent, je suis... allez, je balance, encore un plan original qui me convient parfaitement, je suis cycle-taxi !

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Là encore, promis, je vous raconte ce que c'est. Pédaler, dur (parfois et souvent), dans les rues du centre de Christchurch pour que les poivrots en tous genre du samedi soir, comme du jeudi et du vendredi, vous donne good money pour aller d'un bar à un autre. La french touch aide bien pour les pourboires et autre courses généreuses, j'avoue...

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- début août, week-end à Wellington pour un tournoi de hand. Le hand en NZ, ça monte, ça monte ! Faut juste qu'ils comprennent que le plaquage sur un mec en extension à 6m, c'est dangereux. Déformation professionnelle, vous me direz, le rugby, ils l'ont dans les gènes. En attendant, avec Canterbury, on est champion de Nouvelle-Zélande 2006 !

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- petit road-trip de quelques jours pendant les vacances sur la côte Ouest de South Island. Très bon. Et du ski en août au passage !

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- et quelques autres petits trucs, quelques photos de cet hiver, de juin à septembre... du genre, All-Blacks-Australie au Jade Stadium de Christchurch pouf le Tri Nation !

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03.08.2006

Photos

Ayè, j'ai compris comment ça marchait. Je me suis acharné, et, hormis une déconnexion mal venue, j'ai réussi à mettre plein de photos, plus grande, dans mes notes précédentes.

Et maintenant, ce qui est cool, c'est que je sais faire ! Je suis assez fier de moi, j'avoue.

Donc, voilà pour vous, des tas de photos, si vous fouillez un peu dans les notes du passé...

Et bien sûr, vraiment pour de vrai, des tas de trucs à venir, avec evidemment, pleins de photos. Toutes les phots off de mes colocs, entre autres... Mesdemoiselles, accrochez-vous...

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L'occasion, avec cette courte note, aussi, de laisser vos impressions sur mes albums de colloc' réactualisé. Voilà pour toi au moins, Amèle-la-Khâgneuse...

Bisous à tous... à très bien tôt, vraiment. Des tas de trucs à raconter !

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21.07.2006

Rando

J'ai fait de la merde. Le blog est mort, vive le blog. Allons-y gaiement, joyeusement, comme si de rien n'était. Je reprends le cours de mon histoire. Je vous avais envoyé un sommaire. J'avais parlé d'une rando qui datait d'avril. Retard, quand tu me tiens. Jouons la dilettante.

 

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En bref...

 

... la rando, ça a été un road-trip, une tente, des bières, Queenstown-la-ville-des-aventuriers-dans-le-sud-de-l'île-du-Sud-pour-ceux-qui connaissent-pas, de la marche, (ah ?), du stop, des paysages, des conserves, des repas frugals-frugaux (choisissez celui que vous préférez), des réveils frisquests, des feux qui démarraient pas, du saut à l'élastique, un temps tout à fait respectable pour la saison, un putain de bol d'air, des rencontres sympas, des chaussettes et des chaussures qui crament, des sacs à dos, trois mecs bien crados, des lacs, des bonnets, des bonnes bouffes de fin de rando, des décors du Seigneur des Anneaux (authentique, pour les amateurs), un compte en banque allégé, des piqûres de je-sais-pas-quoi qui grattent fort et qui sont contagieuses, des cigarettes roulées, un système de paiement de la randonnée assez vexant, des chocolat chauds, des butagaz, des pets, des rivières, des cascades, des torrents, du soleil-mais-pas-trop, des lacs, de la neige, des féculents, des Damars qui tiennent chaud et qui sont moulants, Dunedin-la-ville-étudiante-où-y'a-le concours-du-flat-le-plus-crade-de-la-ville, la conduite à gauche, une douche bien chaude dans un back-packer, des bières, de la bonne fatigue...

Et j'en oublie plein.

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J'ai pas fini le côté slacker ; y'en a un qui s'est fait suer à uploader pleins d'autres photos avant moi, donc, pour ces dernières, suivez le lien !

http://www.chickyducky.blogspot.com/

 

Làààààà... ça, c'est fait.

 

J'envoie incessament sous peu une réactualisation, d'une, de ma nouvelles coloc' et des mes nouveaux colocs, et de deux, des différents évènements ayant émaillé ces derniers mois. A un de ces jours, ou de ces mois.

 

PS : sur les photos, vous aurez reconnu Etienne et Louis, les compatriotes recontrés en début d'année avec qui j'ai partagé un ou deux trucs, comme ça.

18.06.2006

MSB for ever

Je ne sais que dire. Pas d'inspiration pour un titre plus édulcoloré. Un peu de sobriété beaufisante, rien de mieux. Mais qu'ajouter de plus ?

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Il est 3h17 du mat', il doit faire environ 5°C dans notre salon, je suis tout emmitouflé, mais j'ai trop chaud. J'ai réchauffé l'atmosphère de ma chambre tout seul. Excité devant mon ordi. Suivi du score sur lnb.fr, le site du la ligue nationale de basket. Actualisation du score toutes les 30 secondes. Décalage, mais pas horaire. Dur pour les nerfs, mais tellement fort. J'ai tenu tout le match, priant, pestant, râlant, m'extasiant, m'arrachant les cheveux, bondissant, en fonction des incrustations qui apparaissaient sur mon écran toutes les demi-minutes. Jusqu'à la délivrance finale.

 Oui, car Le Mans, ma grise cité cénomane, n'est plus que tango depuis une grosse heure, et ce, pour la postérité, tout du moins, un an...

medium_2505_min.jpgOui, le MSB, cher auditorat, amis et autres quidams de passage, néanmoins amis en ce jour béni, le MSB, club de mon coeur et de celui de mon Papa chéri, et de tout ceux que nous avons initiés depuis une bonne dizaine d'année, reconnaissez-vous, chanceux néophyte de la balle orange, devenu ou non amoureux du mythe, le MSB disais-je, après son dernier titre de 1982, a brillament reconquit son bien : le MSB est champion de France.

 

Imaginez-moi, excité comme une puce, attendant le début d'un match dont je savais que je n'aurais ni image, ni couverture audio correcte, à savoir RMC sur internet. Dans le froid sus-décrit, dans ce flat étudiant perdu dans une banlieue de Christchurch, je l'ai vécu, ce match. J'étais à Bercy. Je faisais partie des 14 500 spectateurs. J'ai même réussi à joindre mon Pôpa qui avait, une fois n'est pas coutume, fait le déplacement en car, avec tous ces autres excités sarthois. Paraît qu'il lisait le Guardian pour ne pas se mélanger à la plèbe... Tu parles, c'était l'Equipe, oui !

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Mais qu'importe, le Mans est sur le toit de France du basket. Ce titre était attendu depuis quelques années, tout d'abord rêve gentiment carressé, puis objectif avoué après les cruelles déceptions des dernières saisons.

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Plus 3 ans en Euroleague, la Champion's League du Basket, pour qui cela parle plus. Pour ceux pour qui ça ne parle toujours pas, dites-vous juste que c'est une très très bonne compétition, et que c'est très très bien pour Le Mans.

 Il est tard dans la nuit néo-zéalandaise, ou tôt dans son matin, j'ai toujours un pouce moyennement en forme, il ne fait pas chaud, c'est l'hiver, j'ai un partiel à 2h30 PM, et un match de l'équipe de France à 7H00 AM à gérer, défaite possible, probable, on voudrait pourtant y croire... 

Et je suis heureux.

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Le Mans est champion. J'aurais voulu être en France. Je l'ai vécu d'une toute autre manière, mais je l'ai vécu, ce titre. A ma manière. Et diantre, de quelle manière...

Ainsi commence la réactualisation de mon blog. J'ai du mal avec les images, je fais ce que je peux...

11.06.2006

Sommaire

Bon... c'est par ça qu'il faut que je commence. Bon, comme quand Maman commence sa journée le matin pour nous dire ce qu'on à faire. Bon. L'inventaire de topics qu'il serait de bon aloi que j'aborde dans les semaines à venir, que dis-je, dans les semaines à venir. Rattraper le retard. J'ai des tas de trucs à raconter. Intéressants, je ne sais. Mais faut que je raconte. Je suis pas à jour, je sais. Donc, ce premier post juste pour vous dire à quoi vous allez avoir le droit. Oui, je sais, plus d'un mois sans nouvelles. Je vais essayer d'éviter de me la jouer binaire cette fois-ci. Court et concis, tout pas moi. Mais essayons.

Oyez, oyez

Dans l'odre, voilà un petit un avant-goût de ce qu'il m'est arrivé depuis quelques temps en NZ c'est à dire pas loin de deux mois. Je vais essayer de développer tout ça plus tard, et me remettre à l'odre de jour :

- avril, c'est la rando. On est partis une grosse semaine. Road-trip, marche, paysage, quelques bières, quelques bouffes, Queenstown la ville de l'aventure par excellence, et du saut à l'élastique... Très bons moments.

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- avril, c'est aussi des nouveau colocs, encore. Je comptais présenter ma maison, mais c'est plus trop d'actualité. On le fera quand même. C'est le retour à l'escalade sport quasi-abandonné depuis le lycée. De bons restes malgré des débuts laborieux.

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- mai, c'est le changement de flat. Saoûlé par la valse incessante des colloc' là où j'étais précédemment, l'occase s'est présentée de bouger avec Etienne et Louis, les poteaux français rencontrés dès la première semaine. Des nouveaux colocs kiwis aussi. Une maison vraiment sympa, un loyer vraiment plus faible, un peu plus loin du town-center et plus près de l'uni.

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- mai, c'est aussi un boulot presque régulier, mais en conséquence, vous comprendrez plus tard, des levers à 5h du mat', du vélô tôt le matin par temps de pluie, un taxi, une roue de vélo voilée, un pouce salement cassé, de l'hôpital, de la morphine, une anesthésie, une opération, un plâtre, et donc peu ou prou de clavier d'ordinateur, cqfd (je m'en sors bien sûr celle-là).

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- juin, c'est pour l'instant, pas de sport, pas de sport, pas de sport. Et des exams à venir. Et une moindre motivation pour suivre les cours qu'ils me restaient. C'est aussi l'achat d'une voiture. C'est des finances à surveiller. C'est aussi une vraiment bonne coloc'...

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- juin, c'est le début de l'hiver. On chauffe peu. Je m'habitue au froid dans le salon. Je remarque même plus ma respiration qu'on peut voir à l'intérieur...

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Je m'attelle à la tâche de vous raconter tout ça. Moins de textes, plus de photos, je vais essayer. J'ai encore du oublier des trucs, je rajouterai.

J'oubliais : juin, c'est le mois du MSB. Le mois du sacre à venir. GO MSB GO !  

03.05.2006

Binaire IV

30 avril. J'ai failli tomber à une note par mois. Plus ça va, moins ça va. A chaque fois je me dis que c'est bon, je vais faire des efforts, je vais y arriver. Mais non. Et encore, le contenu de la série des "Binaires", sacrée saga, aurait du constituer une seule et même note. C'est ça être "binaire", Gros. Tout ou rien. C'est pas dur. Donc, un autre élément que j’avais prévu de raconter il y a déjà un gros mois. La St Patrick.

The Bouncer

C'est comme ça que l’on m'appelle à Christchurch maintenant. Je résume.

Remontons dans le temps, inévitablement, vu le retard patent que j'ai pris. 17 mars, St Paddy's Day. Depuis 2004 et une St Patrick joyeusement fêtée entre khâgneux, j'attache une importance non négligeable à cette événement. Et en NZ, c'est un passage obligé. La communauté irlandaise est bien présente, historiquement implantée, et aujourd'hui accompagnée des baroudeurs en tous genres ressortissants de l'île verte. J'avais à l'époque encore mes deux spécimens dans ma coloc'. Ils ont largement contribuer à parfaire mon éducation éthylique, et par la même occasion ma bouée abdominale. Soit dit en passant, un background culturel que j’ai assimilé très rapidement.

 St Patrick donc. Après un mois en NZ, je m’étais mis en quête d’un petit boulot. Une descente dans tous les établissements assimilables de près ou de loin à des débits de boissons et de nourriture, un lâcher de CV, et, roulez jeunesse, j’avais quelques promesses de signatures en poche en une après-midi. Restait à guetter les douces vibrations de mon bien aimé portable. Quelques jours passent et je trouve étonnant de n’avoir aucune nouvelle, étant donné le bon contact que j’avais eu avec les quelques patrons et managers necessiteux, trop content de trouver un glass collector débutant, ie embauchable à 10 $ de l’heure ( amusez-vous à faire la conversion). Saisi d’un doute un affreux, je vérifie les coordonnées que j’avais reportées sur mon CV. Hélas, c’est là qu’est l’os. Doute confirmé, numéro de portable mal mémorisé, c’en est un autre qui a du être harcelé pour des offres d’emploi dans les bars de Christchurch.

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Fort heureusement, le propriétaire du Sullivan’s, pub irlandais renommé, me voulait vraiment. Because St Patrick, et pas beaucoup plus. Coup de fil libérateur sur le fixe de ma maison. Je bosse le 17 mars. On verra après. Jolie formule pour dire qu’on verra rien du tout. J’ai peut-être cassé trop de verres, mais, castagnettes. Je sais pas si j’ai vraiment envie de refaire une soirée pareille.

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Toujours est-il qu’à 4.PM, me voilà sur le pont. Ou plutôt, on the floor, comme ils disent. De noir vêtu, ayant troqué mon maillot de l’Irlande pour un T-Shirt floqué aux couleurs du pub, je commence gaillardement à récupérer les verres vides des mains des heureux poivrots anglo-saxons du jour. Certains, comme mes colocs, ont commencé à arsouiller depuis tôt dans l’après-midi. C’est vous dire si on en trouve des déjà bien entamés à l’heure où je prends mon service.

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Digressons, à la Roques, sur le concept de la sortie au pub, qui prend une dimension encore plus intéressante dans le contexte d’une fête comme St Paddy’s Day. Pour faire vite, mes petits yeux d’analyste sociologique novice (7 l’année dernière à mon partiel de socio, je pars de loin, ne l’oublions pas) ont remarqué, entre deux verres et trois bouteilles ramassés, combien il existait un mélange des générations et des milieux sociaux dans ces lieux d’alcoolisation publics ; en cela, la notion de débauche dans la boisson telle que j’ai toujours cru l’entendre personnellement n’a peut-être plus lieu d’être, dans la mesure où elle est socialement et universellement reconnue, et à peine condamnée. L’ivresse n’est pas réservée aux jeunes ni aux « classes » dites « populaires », elle est au contraire partagée par tous. Ainsi, il n’est pas étonnant de retrouver au fin fond du joyeux vacarme du Sullivan’s une bande de jeunes rugbymen aussi larges d’épaule qu’alcooliquement bruyant cotoyant deux grand-mères amies sirotant leur Bailey, aux côtés de gens qui pourraient être mes parents avec des amis, et qui boivent tous ensemble, beaucoup. Pas de notion d’âge, si ce n’est la limite des 18 ans, et surtout, encore moins celle de classe sociale. On va au pub, et on boit tous ensemble, serrés les uns contre les autres, jusqu’à ce qu’ivresse s’en suive. Intéressant, interloquant. Toutes mes notions de « morale » et de « principes » concernant l’alcool, déjà fortement ébranlées par mes années estudiantines, s’en trouvent bouleversées. Fermons cette parenthèse sur cette maxime néo-zélandaise, toutefois fort contestable : « It is not the drinking, that’s how we’re drinking. » Mouais.

Promis, je ne le fais plus, je ne perds pas le fil de mon histoire. De toute façon, pour ceux qui ont lu jusque là, ce serait bête de s’arrêter, le meilleur est à venir.


 

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Ainsi, je ramasse mes verres. J’ai droit à une pause au bout de quatre heures d’allers-retours entre la salle et le bar, où tourne le lave-verre, ignoble machine. Qui ne s’arrête pas de tourner. Toute la soirée, les verres se vident, se font ramasser, et se font remplir à une vitesse déconcertante. On croit avoir tout ramassé, et non, il en reste toujours. Et encore, et toujours. Heureusement, dans l’effervescence d’une soirée au cœur de l’action de la St Patrick, qui plus est dans un pub irlandais, on ne pense pas tout de suite à se cycle déprimant. C’est sympa de vivre ça de l’intérieur. La musique, les gens, l’ambiance. A peine frustré de ne pas boire de bière. Les autres boivent pour moi. On peut suivre l’évolution des buveurs. C’est rigolo. En particulier quand ce sont des gens que l’on connaît…

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Mes verres donc. Je les casse de temps à autre. Tout le monde s’en fout. Personne ne s’en rends compte. Je passe inaperçu dans la marée humaine qui a envahit le pub. Je joue gentiment et poliment des coudes au début, puis, plus la soirée avance, plus je pousse franchement les gens, sans vergogne, sans scrupules aucun. Et plus la soirée avance, plus y’a de gens. Et plus je pousse. Et plus je commence à regarder ma montre. 9h… 9h23… zut, ça avance pas. Et là, quand on regarde ça montre aussi souvent, c’est vraiment pas bon signe. J’essaye de ne la regarder qu’une fois par heure. La fête pas son plein. Et je commence à en avoir franchement marre. Y’a trop de monde, on manque de tout casser à chaque fois qu’on se faufile les bras chargés vers le bar. J’ai envie de frapper les gens maintenant. J’avance avec ma pile de verre, presque les yeux fermés, les épaules rentrées. La cocotte française progresse, oh, la belle cocotte française ! C’est un peu ça… une lutte de tous les instants. France-Anglo-saxons. Je suis rarement renvoyé dans mes 22. Je file toujours, parfois péniblement quand même, à l’essai. Et là, il faut transformer. Le lave-verre et les serveuses du bar. Leur faire comprendre que si elles veulent des verres propres, il faut aussi qu’elles me laissent faire mon travail. Elles me houspillent parce que je leur mets des verres propres dans les paniers à verres, verres dont elles ont besoin ! Bande de… cruches. Des cruches qui ne veulent pas de verres, on aura tout vu.

 

L’occasion m’est finalement donnée de me distraire et de me défouler un peu. Alors que je nourris mon ami laveur de verre en verres à Guiness pour la énième fois, un peu d’agitation semble provenir du fond du pub. Il a résolument l’air de se passer quelquechose du côté des toilettes ou du coin fumeur – les bars en NZ sont smokefree depuis un an maintenant. « There’s some trouble over there », me signale une demoiselle. Son air presque apeuré indique que ça remue sérieusement dans la courette où sont entassés les nicotineux. Et de fait, je me trouve presque le premier sur les lieux, le temps de prévenir mes supérieurs que les videurs sont attendus à la caisse centrale. J’évite de peu un irlandais qui chute sous mon nez. Dans la foulée, j’évite le poing d’un non-irlandais. Et je m’interpose. Bon, on s’interpose. A deux glass-collectors, une serveuse et deux videurs, on les sépare, non sans quelques touches magnifiquement placées de part et d’autre. Il est pas loin de minuit, et le pub est bondé. On pousse à trois un des deux protagonistes vers la sortie, sans que personne ne se rende vraiment compte de ce qui arrive. A peine une vague dans la foule. Les gens changent de place, la bière à la main, l’essentiel étant que le contenu du verre reste là où il est, lui.

 

On s’extirpe du pub. Et une fois dehors, ordre m’est donné de surveiller personnellement la petite boule de nerf irlandaise. Il est très pas content du tout. Bourré, mais pas assez pour être hagard et ne plus se rendre compte de ce qu’il se passe. Tout ce qu’il veut, c’est régler son compte à l’autre. Il a déjà pris quelques bourre-pifs. La pommette est ouverte, et le piercing au menton l’a échappé de peu. Entre temps, les amis des deux bords qui les ont accompagné dehors ont pris le relais au beau milieu de Manchester Street, entre deux voitures qui pilent. Je tiens mon Irish guy dans mes bras, plaqué contre le mur, comme on tient Bozo en laisse quand on le promène en ville et qu’il veut dire bonjour à tous les chiens du Mans. Je tiens bon. Je sais que si on se relâche l’espace d’un instant, le pire peut arriver, eg qu’il se jette sous les roues d’une voiture, juste pour s’amuser avec le copain qui le provoque de l’autre côté de la rue. Bozo et mon irlandais, même combat.

Finalement, le videur me dit de prendre congé, non sans me remercier. Bouncer d’un soir, la classe. Voilà un truc à raconter sur mon blog. Du coup, j’ai même le droit à une deuxième pause. Je bosse encore deux grosse heures, qui passent… passent, sans plus. Je fais équipe pour la fin avec le cousin de Stringer, le demi de mêlée du 15 du Trèfle. Presque le même. Même dents, même petite tête, même manière d’aboyer. L’accent irlandais en mois, l’accent NZ en plus. La classe. Heureusement que c’est la fin de la soirée. Il m’aurait saoûlé celui-là à la longue. J’abandonne Stringer à sa machine-à-laver-les-verres-à-bières, qu’il à l’air de maîtriser mieux que quiconque, marquant son territoire au passage. T’inquiète mon gars. Je vais pas te faire de la concurrence. Fais-toi plaisir.

Il est 2h du mat’ et de très grosse poussières, je touche 100$, au noir, en cash, pour dix heures de ce que j’estime être, pour un novice comme moi, un dur labeur. Et une Guiness. Je n’ai presque rien mangé de la soirée. Je crois que c’est la bière qui m’a le plus nourri de ma vie. Et pour fêter ça, je me traîne jusqu’à mon Fish’n Chips habituel, ouverts dans la nuit pour les poivrot du coin. Bien mérités, j’engloutis le poisson et les frites. J’ai gardé le T-Shirt du Sullivan’s. « For next time, » m’a dit le patron. Je sais pas si il y croyait vraiment, ou si ça faisait parti de ma paye. Je l’attends toujours, cette prochaine fois. Pour l’instant, ça me dérange pas d’attendre…

NB : Ok, le temps de commencer et de finir de rédiger cette note, on est passés en mai. Crotte alors, une note par mois.

La prochaine fois, je vous raconte la rando d’avril. Et si vous êtes gentils, vous saurez tout sur comment je me suis fait piquer mon vélo, et comment je viens d’en racheter un. Et comment je vais peut-etre sûrement travailler dans un bar à bière belge ! Du bonheur en perspective. Et quelle transition…







06.04.2006

Binaire III

Au 263 Armagh Street, y'a pas mal de nationalités. J'ai vite fait balancé une ou deux photos des gens avec qui j'habite, ai habité. Pour l'instant, rien à redire, que du bonheur. Hormis d'inévitables ajustements, et encore, futilités que maman m'a inculquées, concernant la vie en communauté. Rien à voir avec le calvaire banalisé et quotidien que peuvent endurer certains. Donc, comparaison faite, à 8 colocs, la maison tourne super bien.

 

Pour prendre le temps de faire des trucs ensemble, et profiter de notre présence commune sous le même toit pour découvrir et faire découvrir nos cultures respectives, on essaye de faire des bouffes tous ensembles à l'occasion.

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Tout est parti de Mickie, japonaise, formidable cuisinière de son état. Des mes premiers jours à UrbanSol, le nom de ma maison, j'ai tout de suite salivé sur la cuisine qu'elle prend le temps de préparer tous les soirs, quasi sans exception. Peu ou prou à ma connaissance. Et surtout, proximité des cultures je suppose, Boong, souriant Coréen, profite systématiquement du travail culinaire de la demoiselle du Levant. Jalousie extrème de ma personne, mon ventre étant avide de nouvelles saveurs, vite rejoint par celui de Benoit, éloigné de la cuisine méridionale maternelle. (ie réduit à mon régime pâtes-tomates-poivrons-oignons-à-l'huile d'olive). Après maints et vains appels du pied, grossiers et répétés, on obtient enfin l'occasion d'obliger Mickie à nous préparer un repas extrème-oriental.

 

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C'est Holly, notre anglaise, qui, avant son départ, avait pris le temps de nous cuisiner un roast au petits légumes, à l'anglaise. Avec un peu de salad cream (sacrilège) et de gravy (bénédiction), je vous dis pas. On saute sur l'occasion : "you should do the same with Boong, Mickie!" ; Mickie et Boong acceptent.  Effet domino, on se sent tous dans la maison obligés, avec beaucoup de plaisir en fait, de préparer un repas bien de chez nous.

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Donc, après le repas anglais, scrumptious, pas d'autre mot, on mange asiatique. J'en salivais d'avance. A 5h de l'aprem', brans-le-bas de combat dans la cuisine. Des renforts coréens et japonais pour préparer avec nos colocs. Un pur moment de restaurant. Vraiment. Après presque trois heures de travail aux fourneaux, on attaque. Baguettes, riz, je gère comme un grand. Les autres sont restés à la fourchette, la honte. Et, j'ai presque envie de dire bien évidemment, je ne peux me résoudre à m'arrêter, alors que tous les autres ont renoncé. Il en reste de-ci de-là, je me suis à peine goinfré. C'est pas mon genre. Et la bouffe coréenne, c'est presque un peu épicé. Non, je ne vous raconte pas le lendemain.

 

Du camembert avec des baguettes

Deux jours plus tard, à nous, Benoit et votre humble serviteur, de nous y coller. Au programme, salade composée presque provençale, gratin presque dauphinois, plateau de presque fromage (euphémisme), et crêpes presque bretonnes. Mais pour les non-initiés que l'on a à notre table, ça sonne super français. Et ça fait over-plaisir de leur montrer comment est-ce qu'un repas se déroule en France. Mine de rien, même avec d'autres européens, on est un peu à part.

 

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Déjà, surtout, on mange pas trop tôt. Quand on reçoit, les invités n'arrivent pas à l'heure dite, c'est le quart d'heure de politesse. On a fait pareil. Après, alors qu'ils croyaient tous qu'on allait enfin passer à table, on a pris l'apéritif, comme chez nous. Ils étaient fous ! Ils avaient tous trop faim. Surtout les irlandais pour qui manger après 19h15, c'est faire un cinquième. Mais on a tenu bon. Faux champagne, presque vraies olives, et le temps de discuter, de trinquer, comme en France.

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On passe à table. Une nappe, le couvert disposé. Un pichet d'eau et... une corbeille de presque-pain. En le voyant, notre irlandaise s'est empressée de me demander du beurre. On les refera pas. Salade donc. On ouvre une presque bouteille de faux-vin. Boong le sirote allégrement, tout en prenant à l'occasion une gorgée de bière. Je dis rien, j'ai fait la même chose en mon temps avec de l'Orangina ou du Coca. Gratin dauphinois, préparé par Bibi, pour la première fois de sa vie. Pas si mal que ça. Peut-être aussi avaient-ils tous tellement faim qu'ils n'on pas pu s'emêcher d'en redemander. Cela dit, ils l'ont tous fait, sans exception. Faute de fourchette, Boong se dévoue pour manger avec des baguettes. Rencontre et mariage des cultures instantanés. Essayez, ça se fait bien.

Le fromage. Là, Benoit avait fait ce qu'il avait pu pour nous trouver différents fromages comme on peut en trouver chez nous. Au programme, un presque-camembert, un presque-bleu d'on ne sait où, du gouda de chez eux, et du je sais pas quoi de chez eux, celui le plus apprécié. Notons, que le fromage le plus fort de tous, le bleu, a été gouté par tous, et terminé par Decland, l'irlandais. Il a souligné qu'il avait l'impression de manger ses chaussettes après trois jours de randonnée, tout en se reservant. Leçon de chose pour l'occasion, parce que là, ils savaient pas du tout comment faire les pauvres, quel massacre : "un petit bout de fromage sur un gros morceau de pain". Jean a été convertie. Boong, lui, gobait avidement son camembert par petite portion, à la baguette. Ce n'était plus un mariage, c'était un viol. Photo pour l'occasion. J'ai des preuves. Je vais pouvoir le faire poursuivre en justice, en France. Je suis sûr qu'on me comprendra là-bas. 

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Et pour finir, grosse dégustation de crêpes, préparées par Benoit. Ils connaissaient pas plus que ça. Et ils avaient encore de la place pour en reprendre. Ça fait plaisir. Confitures, sucre-citron, et le grand classique, apprécié quelle que soit la culture culinaire de chacun, la crêpe au nutella. Universelle. En tous cas, à défaut d’avoir fait de la vraie de vraie bouffe française, on leur a donné un aperçu d’un repas à peu près français. On se rend pas compte des différences d’habitudes, au-delà de la simple différence de nourriture.

 

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Le jeudi soir, soit deux jours plus tard, c’est au tour de l’Irlande de nous faire découvrir ses saveurs. Bien évidemment, on est servi à l’assiette. Hors de question d’embarrasser la table de plats comme nous Frenchies le faisons tout le temps. Une sorte de hachis parmentier excellent, avec des légumes en plus dedans, et des légumes à cotés, et des tas de trucs à la fois dans l’assiette. Vraiment bon. Je les ai aidés à terminer. C’est mon côté charitable. Pour ne pas qu’il y ait de restes. Parce que, là aussi, quelle que soit la culture, les gens n’ont parfois aucun scrupules à jeter de la nourriture. Juste après un repas. Du coup, sur tous les repas qu’on a fait, comme j’étais le seul à ne pas vouloir jeter ce qu’il restait, j’ai toujours tout récupéré. Et entre les restes de bouffes anglaises, asiat’, françaises et irlandaises, j’ai pas eu à faire trop de courses.

 

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Vous voulez que je développe ma théorie sur « faut pas gaspiller » ? Nan, hein, vous l’avez déjà entendue. Je suis de plus en plus dépité à ce propos tant j’aimerais que les gens se révoltent comme moi. Là, c’est fait, je m’arrête là, je vous ai déjà saoûlés, et re-saoûlés pour ceux qui sont habitués.

 

En attendant, on attend toujours la bouffe brésilienne. Va falloir les motiver. On a deux anglais qui sont arrivés aujourd’hui. J’ai pris du retard dans la narration, encore plus qu’avant. On est le 6 avril. Tous les repas ont eu lieu courant mars. Raaaah, je suis pas rigoureux. Binaire, quoi.

 

La suite, ben, peut-être vous raconter des trucs pas intéressants sur mes progrès en squash, en fait, ça y est, j’ai tout dit, le vélo, mais y’a rien de plus à dire, et la rando, avec les vacances qui approchent. Oui, après 7 semaines de cours, je suis en vacances. Pour 3 semaines. On part en rando lundi pour une semaine. On verra pour la suite. To be continued, donc.

 

 

26.03.2006

Binaire II

Très chers tous, voici la suite des évènements. C'est ce que j'aurais du vous raconter dans la note précédente, en compléments des mes élucubrations parachutales. Devant l'excessivité, l'excessivisme...euh, l'excès, c'est mieux, du nombre de caractère de la note, et de ma dure lutte pour mettre des photos en même temps, j'ai choisi de remettre à plus tard que demain ce que je ne pouvais faire en cet aujourd'hui passé. Voilà la suite de mon excès. Encore une fois, j'ai pris du retard dans la narration des évènements. Qu'importe. Le décalage horaire a bon dos.

 

Dessine trois pommes de terres, colorie-les, et discutes-en avec ton voisin

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Ils appellent "uni". L'université quoi. So, je vais à l'uni. Non, ce n'est pas le nom d'un syndicat étudiant. Je sais même pas si ça existe ici. Non, je ne vais pas me lancer dans des débats relatifs à l'actualité française. Je pourrais, mais ce n'est ni le lieu, ni l'endroit et encore mois l'espace. Ou un autre fois, peut-être. Pour peu qu'on me provoque. Mais tout ce que je sais, c'est que je pense très fort à cette maxime du pas encore regretté D. Turban, prof de maths de son état, pestant alors sur la réforme du programme de maths il y a... ouh, au moins trois ou quatre ans. 

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En tous cas pour les TD, ce qu'ils appellent ici les tutorials, j'ai compris ce que mon bourreau de première S voulait dire. Pour encore mieux illustrer mon propos, je vais citer un autre personnage croisé au cours de ma scolarité, un étudiant en l'occurence. Le petit réunionnais malicieux du groupe 3 de POCO, Johan pour ne pas la citer, avait un jour qualifier le contenu du cours de J.M.R en ces termes : "on branle des mouches". J'ai testé la traduction auprès de certains de mes compagnons de savoir kiwi : "wanking flies". Ils ont eu l'air d'apprécier. Il se trouverait même que l'expression est en passe d'être consacrée en Nouvelle-Zélande, dépassant les frontières du conté de Canterbury dans, c'est sûr, peu de temps. C'est un étudiant en fin de cursus, genre, doctorat je suppose, faudrait que je me renseigne, qui assure la mise en pratique des notions abordées par le lecturer, durant les lectures, grand ponte de son état en général. J'y reviendrai. Toujours est-il que le contenu de ces heures là est... peux-je seulement parler de contenu ? Je suis très critique pour le moment, peut-être cela va-t-il changer. Premier truc à souligner, les séquences, que ce soit pour les tutorials ou les lectures, durent 50 mn. Sans dire qu'ils foutent rien ici, et que nous on bosse là-bas, ça change au début. Tout ce que j'espère, c'est que je me rende compte qu'en fait, c'est pas si mal que ça comme système. En attendant, en 50 mn, t'as le temps de rien à faire. Pour l'instant, c'est l'impression que j'ai. On pose trois quatres questions, on fait semblant d'y répondre, la/le tutor dit "good", on se rendort pendant qu'elle/il fait un topo sur une des trois patates coloriée, et... oh ? Tiens, le cours est fini ! Vous me colorirez la troisième patate pour la prochaine fois, hein ? 

 

Concernant les lectures, oui, personnellement, je trouve ça mieux. Les emplois du temps sont arrangés, quelles que soient les matières, pour que l'on est entre deux et trois lectures de 50 minutes par matière ("paper", comme ils disent). Et c'est vraiment pas mal, ça permet de beaucoup mieux assimiler que les 3h de Bacot du lundi matin. Encore fallait-il avoir le courage d'y aller. Là, sachant que j'ai 12h pas semaine, pas question de louper des heures. A l'occasion, le reveil m'a fait la crasse de me faire faut bond, c'est arrivé, je le reconnais. Mais... comme les cours sont systématiquement mis en ligne par les profs sur le net, y'a toujours moyen de s'arranger.

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Voilà, en gros où j'en suis question analyse de la fac néo-zélandaise. On s'y fait bien somme toute. Là, je vais avoir les tests et les essays de mi-semestre à rendre. Pas plus de 1800-2000 mots en moyenne. Mais faut être super qualitatif. On va bien voir ce que ça va donner. Encore une fois, j'ai eu mon premier test : 5 questions en 5O minutes. Chaud. Faut être concis, synthétique. Paraît que c'est un bon entraînement. Devoir de 5h du samedi matin, where are thou ?

 

La suite, dans pas longtemps, des histoires de bouffes, si vous êtes gentils...

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16.03.2006

Binaire

Zéro ou Un. J'ai toujours du mal à trouver le milieu, l'équilibre, la tempérance. Je dois tenir ça de mon Pôpa. "T'es excessif, Niniche...", j'ai dû entendre ça une ou deux fois, et je me rends compte, que, zut, parfois, souvent, un peu, moi aussi.

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La situation actuelle va ainsi me voir poster une note énorme, et peut-être par la même décourager certains de mes auditorants, pourtant certainement avides de fraiches nouvelles. Cela dit, rendons à César ce qui est à César, l'excessivité parternelle est peut-être pour partie couplée à une inorganisation certaine, sûrement puisée dans des gènes pour plus du côté XX.

Résultat, je m'applatis en excuses, voilà, j'ai rien posté depuis... plus de deux semaines. J'arrive pas à être régulier, rigoureux. Comme au lycée, en série scientifique. En première, en seconde. Admis en en terminale S avec des réserves pour les matières scientifiques. Un saltimbanque perdu parmi les géomètres (JP Jousse, juillet 2002). Je raconte pas la bonne partie de ma vie. 'scusez.

 

La chute

J'ai toujours eu envie de le faire. J'avais dit que je le ferai. Je savais qu'on pouvait le faire pour moins cher qu'en France en NZ. Je l'ai fait. J'ai sauté. Enfin, on a sauté quoi. Bigard, aussi vulgaire que certains puisse le trouver, et aussi hilarant que le futur agrégé le considère, a raison. Un truc du genre : " ...à ce moment, le gros barbu que tu as derrière toi, il pue de la gueule, il a des boutons, mais tu l'aimes !".

 

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Dimanche 5 mars donc. C'était prévu pour le samedi, mais y'avait trop de vent. Il paraît qu'un jour, ils en ont perdus 22 comme ça, le vent s'est levé d'un coup, ils ont pas fait gaffe, et hop, vu que la mer est pas loin, elle est jamais bien loin en NZ, tous à la flotte ! Va-t'en récupérer 22 clampins en parachutes en pleine tempête... Aaaah, oui, pour ceux qui n'auraient pas compris, je pense ici à mes grands-parents des deux bords, qui vont sûrement s'habituer tout doucettement à mon écriture décousue, j'en suis sûr, j'ai sauté en parachute. C'est dit. Et c'est fait. Donc, gaillards et alertes, c'est avec ma colocataire anglaise, Holly, un petit bout de dynamite fort charmant ma foi, Andy, un des ses amis au sympathique accent kiwi, et deux frenchies croisés sur le campus, Etienne et Louis, inséparables taupins, que nous prennons la navette pour aller sur le "spot" de "sky diving".

 

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Excitatiiiion. Même les... 4h d'attentes sur place n'ont pas refroidi nos ardeurs. Voir les autres sauter. Monter en avion. Suivre les petites points tomber. Des pierres. Zoooouuuum ! Comme ça. On se dit, merde, pourvu que le parachute s'ouvre, ils vont vite quand même, et le sol est plus si loin. Et le parachute s'ouvre. En général. Je veux dire, ceux que j'ai vu, le parachute s'est ouvert. Je ne veux pas formuler de jugements hâtifs. Toujours relativiser.

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Le mien aussi c'est ouvert. Mais, d'abord, vous verrez les photos, on enfile la combi. On a l'air d'un gentil clown avec une tête de b... de, euh... enfin, on a un chapeau bizarre, avec un bout rond, vous savez, pour pas avoir froid, et... c'est vrai que la ressemblance est troublante. Une allumette, un bout rond, voilà, c'est ça. Une tête d'allumette. On sent que le moment se rapproche. On veut savoir ce que ça fait de tomber. Mais pour tomber, faut monter. Alors, après moults (pas tant que ça, en soit) briefings, enfin, mon tour arrive. Je monte dans un coucou un peu douteux, faut le dire, je m'en rends compte que maintenant. Surtout que l'autre était en panne, ie les 4h d'attente. Donc, le même avion faisait tous les allers-retours. Un détail. Passons. On monte. Ca prend du temps. On est entassés, 6 plus le pilote. 2 tandems, et deux qui sautent seuls. On tourne progressivement, de plus en plus haut, paliers par paliers.

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Après plusieurs chapelets récités, en passant très fort à ma maman si y'avait quoi que ce soit, elle aurait pas été trop contente, et je m'excusais par avance, comme ça prend pas mal de temps, on regarde un peu le paysage. Et là, alors qu'on avait presque oublié pourquoi on était là, y'a le pilote qui braille, rien que d'y repenser 15 jours plus tard, j’en suis tout chose, "one minute" ! Zut, je sors de ma torpeur. Merde, qu'est ce que je fais là ; ça va être cool, oui, ça va être cool. Il a bien attaché ses trucs l'autre, derrière ? Alors, les pouces dans la sangles, les pieds arquées, le menton relevé. Ca va être trop bien. On le sent que ça va déchirer, à peine peur. J'étais rentré le premier dans l'avion. Donc, y'a les deux tarés qui sautent tous seuls qui se préparent. Et je sais que l'autre tandem passe avant moi. J'ai tout le temps pour me rendre compte de ce qui va se passer.

Rien qu'en repensant à tout ça, ouuuuuuh... Trop bon. Indescriptible. Les meilleurs moments avant le meilleur. Je continue.

Après je sais pas combien de temps, une minute, je suppose, autre hurlement cockpital :"Door !". Comme dans Fort Boyard, la porte s'ouvre. Là, y'a pas de clé. Rien fermé, pas de bobinnette, juste une porte coulissante. Facile. Mais, ils savent que si ils ouvrent, on peut tomber ? Je crois qu'ils savaient pas. Ou si, ils savaient. On était là pour ça en même temps. Les duo de barge passe en premier. Checks en tous genre, on se tape dans les mains, les pouces tout ce que tu veux, et hop, sur le bord de la porte, les pouces levés, et, comme à la piscine de Janville, dans l'Eure et Loire. Du 5m, ils sautent. Là, y'a un peu plus. Plus rien, ils ont disparu. Le tandem devant moi se traine jusque à l'ouverture vers le vide. Hop, pareil. Plouf. Ils partent. Je les vois plus. Mon instructor me dit d'attendre. On attend pas mal, au moins 20 secondes. J'ai le temps de me demander ce qu'il arrive aux autres. Et là, c'est à mon tour. On y est presque. Le meilleur moment approche. Ca me roucoule dur dans le ventre, au moins comme avant les concerts des Queniaux. En mieux. J'ai envie d'y aller. On y va. Les pieds au bords, arqués, le menton rentré, on attend un peu. Merdeu, allez, on y va, steup... Maintenant ? Ah ? Euh... attends, mec... si ? Bon, ok.

Et là, on bascule. Au sens littéral et au sens propre. Le meilleur moment. On se sent tomber. Ca dure pas longtemps. Mais le temps de l'accélération, c'est un truc de malade. Déjà, on part la tête la premiere, avant de se stabiliser. Râle du fin fond de la poitrine. Irrépressible. Quelques secondes. On sait ce qui se passe. On tombe... On vole. Et, une fois stabilisé, on se le répète, je vole. Là, on essaye de profiter, regarder les montagnes défiler. Je l'ai fait, Cam. On est en vitesse de croisière, à 200 km/h, on sent plus rien. On est dans l'air. On a oublié qu'on a un parachute sur le dos. Et surtout, un gros moustachu, pour ma part, qui oublie pas, lui, que 12 000 pieds, ça se descend vite. Au bout de 50 petites secondes de chute libre, floutch, le parachute s'ouvre. C'est fini.

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Zut, déjà ? Comme le matin quand on veut replonger dans un rêve qui était trop bien. Encore, encore ! Un autre tour, comme au manège de la Trinité. Mais là, y'a ni un pompon qu'on attrape une fois sur deux, quand c'est pas toi, c'est le cousin qui est avec toi, ni Papa pour payer un autre tour, parce que toi ou le cousin a eu le pompon. Nan ? Bon, on descend, en parapente, tranquillement, à peine impressionné par la hauteur. Instants de contemplation avec moustachu dans le dos. Le mer, la ville, la montagne. C'est bon, très bon.

 

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Atterrissage. Tranquillou. J'avais une sangle qui aurait pu être mieux mise. C'est au tour des autres.Passage d'appareil photo. Adieux et retrouvailles. Vous allez voir, c'est énormissime.

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Et de quoi en parler, en reparler. Prochaines étapes, re-saut en parachute, 3000 pieds plus hauts, dans le sud du pays, et saut à l'élastique au même endroit. Le deuxième spot le plus haut du monde. Pas loin de 150m. Des chapelets en perspectives.

 

La suite, bientôt ; les cours, la fac ; le p'tit boulot, (presque) trouvé, la St Patrick ; la coloc' internationale, les repas communs, aux couleurs des nationalités du 263 Armagh Street, de grands moments, on a fait français y'a deux jours... et, nan, j'en dis pas plus ; le vélo, le sport, et d'autres trucs inintéressants.

Tout ça, ça vient, ça aurait du venir plus tôt. Je m'y mets.

Je vais bien, tout me plaît.

Et il est tard. C'est rigolo, j'arrive à me coucher tard, je suis bien décalé maintenant. Pour ce qui est de se lever tôt...

 

 

01.03.2006

Le boulet de Loué

Ok, bon, par quel bout je prends ça ? Il s’est passé un ou deux trucs depuis maintenant une grosse semaine. Vaut mieux en avoir trop à en raconter cela dit. Je suis sûr que je vais oublier des tas de choses. Mais c’est pas grave, ça tient en haleine mon improblable et mon probable "auditorat" (merci PapaMaman). Cela dit, il ne tient qu’aux improbables de devenir des probables.

 

 

Ça a fait « crac »

 

Pas plus. J’ai pas crié. Pas comme les autres fois. Non, promis. Ça a pas fait trop mal sur le coup. Mais le bruit a pas mal résonné. Tous les petits ligaments qui s’étirent d’un coup sec, testant la résistance de l’os, d’un côté et de l’autre. La sensation que si on pose le pied, nan… on ose même pas y penser. Zut, une autre entorse. Le basket n’est pas « un sport de tapettes » (avec des guillemets dans le texte, svp). C’est l’un des seuls sports où l’on peu se blesser tout seul. Bon, des chinois très bourrins peuvent grandement amplifier la probabilité de blessure. Je comprends pourquoi les néo-zélandais désertent leur gymnase. Je vais me mettre sérieusement au rugby, y’a beaucoup moins de risque. 3e ligne, Barka, je vais essayer, mais je te promets rien.

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Je pourrais développer sur l’épisode des radios aux urgences. A priori, les prières pour que « pourvu que y’ai rien de cassé et que j’ai pas six semaines de plâtre pour commencer mon séjour » marchent aussi bien qu’en France. Dans l’ambulance (oui, ambulance), les lumières peuvent danser ; pour une simple entorse, qui, soit dit en passant, « hirts shit », on te fait respirer de « l’entoax », le truc pour les femmes qui vont accoucher. Sympa. J’avais plus mal du tout en arrivant. Et ma Maman me manquait même pas. Pas d’éléphant rose, non. Et tout le monde était gentil avec moi. Persuadé que j’avais la cheville cassée, l’ambulancier (c’est lui qui me prédisait 6 semaines de plâtre) voulait me filer une dose de morphine. Tout le monde m’a dit que j’aurais du essayer, à commencer par l’ambulancier. J’ai pensé à ma Maman. J’ai même pas hésité. Tout les choses que j’aurais fait de travers en revenant en France aurait été à cause de cette dose de morphine, parce ce que « ça grille les cellules, te drogue pas mon fils ». Donc, non. Ceux qui rient, attendez de la connaître, Béatrice Noël. Et surtout, soyez son fils. Vous verrez, faut de l’entraînement.

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Mais là n’est pas la question Geneviève. Donc, cheville dans le sac pour une semaine. Pas de sport pendant un mois. Dur pour moi. Surtout rapport Fish’n Ships et bières. A ce propos, toujours, les Irlandais de la colloc’ tiennent, avec leurs amis, un rythme endiablé. Que dis-je, incomparable, incommensurable, inatteignable. Loin de moi l’idée de vouloir les suivre, comme on dit dans le jargon. Etude de cas. Du très gros niveau.

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Ils sont fous ces irlandais…

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Samedi 24 février. Petite sauterie à l’anglo-saxonne dans notre coloc’. Tout le monde ramène des amis d’un peu partout. Plein de rencontres, vraiment sympa. La délégation francophone est présente ; en plus de Benoît, l’autre froggy de la coloc’, deux taupins, parisien et marseillais, croisés sur le campus, Etienne et Louis. Et un québécquois, entre autre amis de Jean et Declkland, les sus-nommés irlandais.

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Rajoutez des anglais, des néo-zélandais, des australiens, un écossais même. Un beau plateau pour une véritable compétition. Un grand moment de sport. La troisième mi-temps, sans les deux premières, quoi. En gros, pas mal de gens bourrés. Oui, saouls. Pissed. Beurrés. Défaits. Drunk. Tout ce que vous voulez. Mais qui sont là, bien présents, jusqu’au bout, et qui ne s’arrêtent pas.

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C’est ça, en fait, le principe de la soirée. Que l’on sorte, ou que l’on recoive, l’objectif est là, avoué, évident. Je ne fais que constater. Je ne juge pas. Mais je dirais alors que nous autres français, étudiants ou non, sommes peut-être un peu plus hypocrites. Cela dit, cela évite sûrement la récurrence affolante des beuveries multi-hébdomadaires. Parce que, je n’ai pas fini.

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Grosse soirée donc. Vers 4h du matin, la maison se vide des invités en tous genres, parfois très hétéroclytes, que l’hiver éclate, aucun rapport, pardon. Un groupe, cependant, est encore debout. Part pour finir de clubber  dans un des bars ouvert de la ville. Mes irlandais, évidemment, en font partie. De mon côté, mon lit m’appelle. J’ai un peu la tête qui tourne, sans plus (promis Maman).

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Réveil le lendemain, malgré moi vers midi. Tous les zouaves partis faire la fête aux aurores sont déjà levés. Bien. Bravo à eux, je suis impressionné. A peine l’air fatigués, ou une gueule de bois bien soignée. Fort. On part prendre un brunch en ville. Soit. Il est peut-être deux heures de l’aprem’ quand on finit. Je rentre de mon côté, clopin-clopant. Eux, vont se promener. Boire une petite bière, peut-être bien… Vous me croirez ou non, ils ne sont pas rentrés avant deux heures du matin ! Ils ont remis ça ! Et là, en commençant dans l’après-midi. Un lendemain de rude soirée qui plus est. Et, ce n’est pas fini, il fallait conduire un des amis à l’aéroport à 6h du matin. Juste le temps de faire descendre l’alcoolémie au bon taux. Et d’aller au boulot à 8h. Total respect pour mes irlandais. Je tiens à rajouter que tous ces forçats de la sortie au pub sont des gens comme vous et moi, à savoir, éduqués, bien élevés, civilisés. Ils sont adorables. Mais on a pas le même entraînement. Comment font-ils ? Je comprends pourquoi on les bat au rugby en tous cas…

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Vélo, boulot, restau

 

N’allez évidemment pas croire que ma vie se résume à boire de la bière en ce moment. Il n’y pas QUE ça. Les Fish’n Ships ? J’en ai pas pris un seul depuis une semaine. C’est dur. Mais je tiens le coup. Je suis à cours de salad cream aussi. Très dur, pour le coup.

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Je vais aussi à la fac ! Oui, c’est un peu pour ça que ScPo me « paye » mes études là-bas. Anéfet. Vous saviez, vous, que les études à la fac autre part qu’en France coûtaient la peau du cul ? Ah ? Vous êtes fortiches, vous, aloreu… Trèves de galéjades, je réalise qu’avec notre système français, on a pas toujours le même rapport aux études.  Ici, chaque « course » choisi coûte à lui seul une somme astronomique. Ce qui fait que pour valider assez de matière pour avoir un diplôme, c’est de l’ordre de 2000 à 4000 euros par an. Alors, ok, les écoles d’ingé et HEC, c’est cher aussi en France. Mais ici, t’as pas le choix, tu fais ton prêt étudiant, quoi qu’il arrive. Je réalise peu à peu la chance qu’on a en France. J’ai pas touché à toutes les données du problème. C’est un sujet qui reste à creuser, en particulier avec mes amis ardents défenseurs des services publics, qu’ils soient khâgneux ou iepiens, ou les deux, potentiellement.

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Donc, la fac. En fait, j’ai sommeil. Je développerai plus tard, quand j’aurais plus d’éléments pour vous brosser un tableau intéressant. Et je sors d’une grosse journée de cours là. Euh… naaaan, en fait, je faisais ma pause dans la semaine. J’ai pas cours le mercredi. Mais euh… j’ai 5 de cours le mardi et le jeudi, c’est pas mal ! Et j’en ai au moins tout ça le lundi et le vendredi. Grosses semaines en perspective donc.

 

Le boulot dans un restau français se concrétise. Un peu retardé because œuf d’autruche sur bas du membre droit. Mais ça ne saurait tarder. Je vais promouvoir la culture culinaire française. J’adore le vin, oui, c’est nouveau. Ça fait une semaine que j’adore ça. Faut bien. Entretien dans pas longtemps.

 

Et le vélo est concrétisé. Ça déchire sa race grave. Je devrais bientôt pouvoir pédaler normalement. Si les rails de tramway arrêtent de me faire tomber devant tout le monde. Et, oui, je vais mettre un casque de débile, mais c’est la loi. J’aime pas mettre un casque.

  

 

Je confirme que j’oublie des tas de trucs. Je vous avais prévenus. J’essaye de mettre plus de photos. Merci pour tes conseils Monsautel. Je vais essayer.

 

 

Ici, il fait beau. Et à Christchurch, y’a 350 000 habitant. C’était pour les fans de géo.

 

 

Sur ce, à la revoyure. 

 

 

PS : le orange, c’est because MSB, boulet. Hommage à St Vallier au passage.

 

 

 

 

 

19.02.2006

En vrac

Je vais à mon premier amphi dans une heure, de la linguistique pour essayer de rattraper celle que j'ai loupée en France, j'ai mangé indien, over-épicé, samedi soir, je vous raconte pas dimanche matin, merci à tous les commentaires d'encouragement, que les auteurs restent à peu près fidèles, c'est à dire passer par ici une fois de temps en temps, j'ai des photos, je sais pas comment les mettre, Grossamel' (la jeune), à l'aide, j'ai pas mangé de fish'n chips depuis 3 jours, j'ai fait mon touriste ce week-end, grosse balade sur les hauteurs de Christchurch, PapaMaman, je vous aime, les chiottes de la maison sont super crades, ça à l'air de déranger personne sauf moi (!), y'à un autre français, Benoit, qui est arrivé dans la maison, super sympa, j'aime la salad cream, je tiens un bon rythme aussi, là, j'ai toujours pas réussi à trouver de vélo, au bout d'une semaine à pied et en bus, c'est énervant, mais je désepsère pas, autre objectif, trouver un p'tit boulot, restau français, tentons, paraît qu'avec le "cute french accent" (que je déteste), ça peut marcher à donf, on s'est perdus dans Hagley parc avec Benoit, je comprends pourquoi aux scouts ils voulaient jamais me donner la carte, je veux faire du rugby, il faut, parce que là, Elise, t'as raison, je sens que je m'empâte, ceux qui sont en contact avec mes parents, apprenez leur à se servir de msn, et déjà, à peu près bien d'internet, ça serait énorme, faites leur comprendre qu'avec une connection illimitée, et un fils aux antipodes, ils pourraient être connectés plus souvent, j'oublie des tas de trucs, ça sera pour plus tard, suis à la bourre !

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Et j'oubliais :

Le Maaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaans Sarthe Basket !

Vainqueur de la Semaine des As !

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ça fait chaud z-au coeur, je veux la cassette, ou le DVD. Timoth', au boulot.

Les non-initiés, c'est pas grave, c'est pas pour vous. Pour des demandes de rites d'initiation, contacter mon Pôpa.

Bien à vous tous.

17.02.2006

Une semaine...

Après toutes ces considérations introductives sur l'utilité du blog, et ma résignation face à ce nouveau média à la mode, entrons dans le vif du sujet.
Des niouzes donc. Ok, passons sur le fantastique jeu de mot qui intitule ce blog. J'en suis malgré tout très fier. Pour ceux qui n'ont pas compris (Papa, je t'expliquerai), je vous expliquerai.
Une semaine que je suis arrivé. Résumons.

Le voyage

Long. Trop, beaucoup trop. Mercerdi 8 février, 6h45, réveil au Mans, après une dernière soirée en famille. Train pour Roisssy à 7h35. Je quitte ma Sarthe natale, ma chère cité Cénomane et surtout ma famille. Maman pleure. Rooo... On se fait coucou, eux sur le quai, moi sur le marchepied du TGV, même si il met du temps à démarrer. Maman pleure et rit en même temps. Elle est rigolote ma maman. Papa et Timoth' sont comme moi, vivement que les portes du train se ferment.

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Et puis, 10 mois, à peine un an, une année scolaire, une paille dans une vie. Dodo dans le train, j'en oublie l'Equipe sur mon siège, zut. Roissy, 9h30. Je connais un peu. Sauf que là, pour la première fois, j'ai pas d'uniforme. Je trouve mon terminal facilement. Et j'attends. J'aime pas attendre. Discute avec des étudiants qui partent à Shangaï. Enregistrement des bagages vers 10h30. Porte d'embarquement vers 11h30, pour une montée dans l'avion à 13h15. Faut encore attendre. M'énerve. Et je suis pas au bout de mes peines, le plus dur reste à venir. 14h30, l'avion décolle. On est bien, en tant que passager, en fait. C'est de la manger bonne en plus. Et y'a plein de films à regarder. Je pense à Xav' qui ne saurait pas où donner de la tête.

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Un petit McDo en lisant Libé à 4h du mat’

6h00 de vol, arrivée à Dubaï. Il est 1h du mat' locale, mon avion décolle à 10h. Pas le temps de sortir du terminal. Mais assez pour ne pas réussir à dormir. Je suis dans une fourmilière humaine. Toute la nuit, ça bouge, ça parle, ça achète au duty-free, ça mange au McDo. Je voudrais voir ma Maman. Mais non, je suis un grand garçon. Donc, je m’installe sous un banc, pour essayer de dormir. Trois fois, je m’installe, trois fois je suis réveillé par des gens qui viennent juste au dessus de moi pour parler très fort. Super énervant. Je finis par décider de ne pas pas me rendormir. Il me reste deux bonnes heures à attendre. Un petit McDo en lisant Libé (oui, les iepiens, je ne lis pas que l’Equipe et la Croix ; non les cathos, je n’ai pas pris un si gros bain de mercurochrome) à 4h du mat’ aussi, ça fait passer le temps à Dubai. Gate 83 pour Christchurch, je me rendors une dernière fois à côté des machines à enregistrer. Réveil en sursaut réguliers. Non, je n’ai pas encore raté mon avion.

14h + 3h de vol

Embarquement et décollage, enfin. Dodo les 4 premières heures de voyages. Ça fait du bien. Bouche pâteuse, haleine douteuse, je mange ce que l’on me donne, pendant 14h, même si je n’ai pas si faim que ça. Les Indestructibles, Good Morning Vietnam et Moulin Rouge au programme. Le tout en VO. Mal au genou quand même. Vivement qu’on arrive. Escale à Sydney. Je ne sais plus quel jour on est, quelle heure il est. Ré-embarquement. Re-vol. Re-manger. Arrivée à Christchruch, à 13H30, vendredi 10. Ouf, ça y est presque. Immigration, douane, bagages… J’ai tout bon. Sortie de l’aéroport, Robyn, ma proprio m’attend.

 

 

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263 Armagh Street, Christchurch 8001 NZ

Ça y est, j’y suis. Décalqué, la tête dans le pâté, mais je suis arrivé à bon aéroport. J’apprends qu’il y a 12h de décalage. Ok, ce sera facile comme ça. Robyn est super gentille, un accent kiwi de fou. Il est cool leur accent en fait. Je découvre la ville, à quoi ça ressemble… un mix entre les US et l’UK, je dirais, comme ça.La coloc’, la maison. Ça a l’air cool. La maison est grande, et j’ai récupéré une chambre assez grande en fait. Avec un beau bureau et tout. La connection internet chie. Pas grave. Je rencontre mes colocs, au fur et à mesure de la journée. Je dois tenir le plus tard possible pour ne pas me réveiller trop tôt demain. Dans l’odre, je rencontre Mickie, une japonaise, Boong, qui est Coréen, tous deux étudiant l’anglais, Chetan, un germano-indien très très gentil, Deckland et Jean, un couple d’irlandais adorables et Holly, une pile anglaise. Point d’interrupteur sur cette dernière. Super accueil de leur part en tous cas.

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Good morning New-Zealand…

Grosse nuit de 12h pour essayer de récupérer. Je vais faire quelques course avec Chetan, qui me montre un peu autour de la ville. Premier fish’n chips dès le premier jour. J’adore. With plenty of vinegar, oui Papa. Deckland et Jean m’emmènent au rugby le soir. Les Cruisaders de Canterbury ( la région de Christchurch) jouent contre les Highlanders de Nord du pays pour le compte de la première journée du Super 14. Cool. Bon, derrière, je ne suis pas assez frais pour suivre Deckland qui veut me faire tenir jusqu’à 2H30 du mat’ pour regarder France-Irlande, retransmis en direct dans un pub irlandais. Plage le dimanche, et re-fish’n chips. Re-cool. On est en le 12 février, je suis en Nouvelle-Zélande, et je suis allé à la plage. J’aime.

 

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 Cathedral Square
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Art Gallery


 

University of Canterbury

Lundi, c’est « international orientation », soit l’accueil des étudiants étrangers. Je réalise que je ne sais pas à quelle heure c’est. Je sais où, quel jour, mais pas quelle heure. J’appelle l’université, personne n’est en mesure de me répondre. Quel que soit le pays, Red Tape is Red Tape. J’arrive dans la matinée et trouve l’amphi où à lieu la réunion. Il est 11H30, c’était à 9h. J’y étais presque. Bon, je ne mentionne pas que j’avais commencé par prendre le bus dans le mauvais sens, non. En attendant, à la sortie de la réunion je discute avec des étudiants perdus comme moi et ils me disent que je n’ai rien raté. Gros BBQ (barbeuc’ pour les non-initiés) d’accueil pour les étrangers. Et cérémonie d’accueil au Town Hall de la ville, avec tous les pontes ( d’Avigontes, j’ai craqué, sorry) de l’université. Danses maories, impressionnantes. J’adore.


Je marche beaucoup, je me perds. Je découvre la ville en tous cas. J’ai besoin d’un vélo, d’ouvrir un compte en banque, de me trouver une simcard locale, de donner des nouvelles. Faire un blog, oui, bonne idée. Tout se bouscule. Y’a aussi ce qu’ils appellent Enrolement, c'est-à-dire la journée d’inscription, véritable parcours du combattant. Mercredi. 10h-16H. Faire la queue toute la journée. Choix des cours. Je rencontre le responsable de mon département, que je vais avoir comme prof. J’ai réussi à prendre es cours en anglais, dont la linguistique, pour valider des UV de licence. Le nombre d’heures que j’ai par semaine me semble peu élevé, mais on me dit que j’ai déjà trop de cours. Bon, soit. Ça me laissera du temps pour travailler à côté. Et pour aller boire des bières avec mes irlandais. Bonne soirée hier. Ils tiennnent la forme niveau bières en tous cas, les cochons. On remet ça ce soir.

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Ah, et un fish'n chips aussi. Faut que je tienne le rythme.

16.02.2006

En rôdage

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Bon alors, un blog...

 C'est un peu prétentieux, oui, c'est vrai, mais somme toute assez pratique. Alors, voilà, comme il se trouve qu'une ou deux personnes m'ont demandé des nouvelles de ma vie aux antipodes, je me suis dit, que, oui, pourquoi pas, allez, soyons fou. Si ça peut m'éviter de réécrire 15 fois les mêmes choses, peut-être que c'est pas idiot de les mettre en ligne. Et puis comme ça, les gens sont pas forcés de venir, ne lisent que ceux qui ont vraiment envie d'en savoir un peu plus.

Donc, improbable lecteur, toi qui me lis en ce moment (en plus de vous, PapaMaman), si ça t'intéresse, go ahead, sinon, reviens quand tu as plus de temps ! Ou pas... Libre à toi !

C'est ça l'intérêt du blog, c'est que ça évite de spamer les boites des uns et des autres avec des nouvelles que le destinataire n'a peut-être pas le temps de lire sur le moment. Merci à Benoit et Amélie qui ont eu cette idée avant moi. Je sais pas si j'arriverais à être intéressant, mais au moins, ça m'évitera de taper des mails où j'oublierai peut-être des gens. 

En attendant, c'est parti. Taïaut ! (c'est du Maori... ça veut dire... euh... à l'attaque.)

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